Je suis réveillée par mon réveil qui sonne depuis au moins cinq bonnes minutes. Il est donc 6h45. J'ai mal à la tête, j'essaie d'ouvrir les yeux. Je me lève lentement, cherche quelques fringues les yeux fermés, bute dans une chaise et j'atteins enfin la salle de bains.
Sous la douche brûlante, certains souvenirs me reviennent de ma nuit... Oulala! j'en ai oublié Luc!
Manifestement, il n'est plus là.
Après plus de trente minutes sous cette douche, je songe quand même à m'essuyer, m'habiller, me maquiller, me parfumer, déjeuner sur le pouce, attraper en coup de vent mon manteau, mon sac et mon portable.
La journée fut looonnngue!
Heureusement que je ne travaille pas ce soir!
J'arrive chez moi vers 19h00, je n'ai même pas le temps de laisser mon sac tomber par terre, que mon attention est retenue par quelque chose, sur la table.
C'est une rose rouge, avec plein d'épines. Un petit mot sur une petite carte suit:
"Pour une femme belle comme la rose, qui ne se referme pas pour autant la nuit, cependant inapropriable.
avec beaucoup d'amour, Luc."
Et qu'est-ce que je fais de la rose moi? bon.
Une paire de gants pour le ski, ça fera l'affaire, unverre d'eau et hop!
Mais je n'aime pas le ski, et par conséquent les gants... et merde.
Après quelques gouttes d'eau et de sang, la rose est dans l'eau, le mot sur le frigo et moi, dans la cuisine avec des petits pains et du nutella.
[ . . . ]
Aux alentours de 21h00, je suis affalée devant la télé, où une blondasse essaie de se taper un mec, un navet quoi, je suis en pantalon large de pijama, haut rose à rayures et chaussons Betty Boop.
Quelqu'un sonne à ma porte. Je me désincruste du canapé, jette un coup d'oeil dans la glace, pour voir si je suis potable, et ouvre la porte.
C'est Mili.
"_Oula, mais tu déprimes ou quoi? me dévisage-t-elle, histérique.
_Euh...non.
_Bon, ba aller viens, on sort! on va danser, boire, draguer et mater!
_Oh nan! j'veux pas j'ai...
_Tttt ttt ttt! je te laisse vingt minutes pour tout faire, après on se casse, je suis mal garée et la caisse c'est pas la mienne."
Bon. Devant ce "non-choix" qui s'offre à moi, je grogne un peu et fonce vers la salle de bains, après que Mili soir entrée.
Dix minutes plus tard, je ressors "prète du visage", et me précipite vers ma penderie.
Ca non, ça c'est vieux, trop kitsch, trop moche, trop court, pas assez décolleté, trop voyant, trop "hot", pas assez long, trop truck et trop bidul...
Enfin je tombe sur un haut court, col en V, rouge sang. Je choisis un joli pantalon moulant, en cuir noir, 50 euros à H&M.
Mili me regarde, fait comme si elle bavait d'admiration, me donne mon manteau, mon sac et les clefs.
Une longue nuit nous attend, et je me sens coupable de sortir, en pensant à Lui.